26 mars 2008

BlowJob

         En plus j’ai tout le temps froid. Syndrome de Raynaud. Ça va bien avec ma photo de morgue, toujours avoir dans son portefeuille une image de soi morte, comble de suicidal narcissismus.
         Écrire rend les choses tellement plus enfoncées, que ça empire tout – ce qui n’a déjà pas besoin d’être poussé très fort. Une pichnette.
         Ne dis que des conneries. Même Dr Troy m’échappe. Comme manger un élastique.

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16 mars 2008

InTreatment

         Week-end vaporeux again.
         Crise totale de parano, d’ermite, de disjonction. Vision trop lourde à supporter d’une répétition encore et encore.
         Maigre résolution via Chahan raté un jour, excellent le lendemain.
         Ka se laisse pousser tout.
         Je me soûle en nouvelle série, jurant devant la lenteur de la grenouille bleue.

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14 mars 2008

MonMotDePassMeFaitToujoursMarrer

         Cet appart manque de clés.        
         Il faut que je renouvelle ma vidéothèque, ça me fait plus bander.        
         RamplingRabbit tuera tout sur son passage. Attila interne.
        
         Tard, je m’étonne qu’elle ne dorme toujours pas, on est décalé, c’est ça.
        
         Zombie-like mais différemment. Flottement autour des gens, pas de halo. J’ai pas envie d’entendre les plaintes.
        
         Juste consommer, des tee-shirts et V. nue.        
         Les volets fermés, les enceintes fortes, l’antre est prête - trop confortable.

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12 mars 2008

...

          Un stylo sans bouchon, tout sec.
         Un texto, si court, qui fait bondir mon cœur de soulagement. J’avais tellement peur pour elle.
         Je ne me sentais tellement pas le droit de ne pas être calme, que ça pouvait tout empirer ce qui l’est déjà ultimement, que ça ne sert à rien évidemment, d’aucune aide, qu’elle avait tout à gérer déjà, et moi qui m’effondre en m’en voulant de le faire.
         Ce sentiment d’impuissante extrême, d’être complètement démunie et de ne pas réagir comme il le faut, de ne pas savoir comment il faut réagir de toutes façons, de ne tellement rien comprendre, et d’entendre surtout sa propre haine pure. Une colère qui, faute de défoulement, de canalisation, s’amplifie, qui se retourne, se transforme, dépasse tout, je ne gère plus rien.
         Désarroi perdu. Une situation impossible, bloquée, tout est goutte qui déborde. 
         Le temps. Si court et qui n’en finissait pas d’éterniser. Milieu du corps en perpétuel nœud. Ne pas pouvoir penser à d’autre chose, savoir que c’est pire, la laisser tranquille et libre.
         J’espère qu’elle se sent libre maintenant, comme elle l'a toujours été. Libre et soulagée. Libre et forte. Libre et sans peur. Je sais que ce n’est pas si simple, que ça prend du temps et beaucoup de courage. Même si rien ne s’efface.
         Qu’elle croit aussi intimement comme je le crois avoir pris la bonne décision.
         Je me sens remplie d’espoirs creux, comme si je ne captais rien, ne pouvais plus me réjouir de quelque chose que j’appelais tellement de toutes mes forces.
         Je suis vidée. Vaguement en attente. Et m’en voulant de parler d’elle aussi empiriquement. Pour mieux cacher tout ce que je pense- je sais qu’elle le sait. Je m’empêche de me réjouir, ne pas empiéter sur la sienne, ne pas trop montrer.
         Pourtant j’assume So : contente n’est pas le bon mot, ce serait forcément déplacé j’imagine, mais ça y ressemble beaucoup. Soulagée d’une part de vengeance un peu, soulagée de ton soulagement plus que tout.

         Heureusement qu’elle est là. Toujours !




         Pas d'image. Cacedédi à tous ceux.

02 mars 2008

Jekyll

         À mes dépends, j’ai appris que je kiffais le mahjong !
         Pluto il a des cicatrices de warrior sur la tête et Sté prend les sans-billes. (On a snobé le chablis).

         À Tang on y mange des trucs marron mous, des doigts de morts verts de petits pois.
         Ka n'est pas pareil à lui-même.

         Course poursuite de Libido qui ne me lâche jamais (des trucs qui ne le devraient se font - touchés).

         Appel trop tardif plein de culpabilité qui est pire.

         Je ris / je pleure c’est relou l’hystérie.

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